Qui a besoin d'un visa, et qui n'en a pas besoin
La France fait partie de l'espace Schengen, un ensemble de pays européens qui partagent une politique commune de visa de court séjour. Un visa de court séjour permet de séjourner jusqu'à 90 jours sur toute période de 180 jours dans l'ensemble de l'espace. La nécessité d'un visa dépend de la nationalité. Les ressortissants de certains pays peuvent entrer sans visa pour de courts séjours, ceux d'autres pays doivent obtenir un visa avant de voyager, et les listes sont fixées au niveau européen et peuvent évoluer.
La nationalité n'est que la première variable. Le motif du voyage, la durée du séjour, le statut de résidence du voyageur et les visas précédents comptent aussi. Un participant qui vit dans un pays mais détient le passeport d'un autre est évalué sur son passeport et ses titres de séjour. Un groupe de plusieurs nationalités comprendra donc des personnes dans des situations différentes, et il est prudent de vérifier chaque participant individuellement.
Cet article ne donne que des informations générales, et nous ne sommes pas une autorité consulaire. Les sources fiables sont le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, le portail officiel France-Visas, les pages de l'Union européenne sur les visas de court séjour, et le consulat de France ou son prestataire de service agréé dans le pays du demandeur.
Des demandes individuelles, même pour un groupe
En principe, un visa Schengen se demande individuellement. Un groupe d'entreprise qui voyage ensemble ne reçoit généralement pas de visa collectif : chaque participant dépose sa propre demande, avec son passeport, sa photographie et ses pièces justificatives. Certains consulats ont des dispositifs particuliers pour les groupes organisés dans certains pays, mais ils varient et ne doivent pas être présumés.
La demande est en général adressée à l'État de l'espace Schengen où se situe la destination principale, c'est-à-dire celui où le séjour est le plus long, ou à l'État de première entrée si les séjours sont égaux. Pour un programme basé en France, les demandes sont donc normalement déposées auprès du consulat de France ou de son prestataire. Un voyage multi-pays, par exemple France et Italie ou Suisse, impose de vérifier quelle autorité est compétente, la Suisse et certains autres États ayant leurs propres règles.
Calendrier : quand commencer
Le délai de traitement est le facteur qui perturbe le plus souvent les déplacements professionnels. Selon les règles communes, une demande peut être déposée bien avant le départ, jusqu'à plusieurs mois, et doit l'être au moins un certain délai avant le voyage. Les décisions sont couramment rendues en deux semaines environ, mais ce délai peut s'allonger nettement en période chargée, pour des vérifications complémentaires ou si d'autres documents sont demandés. Les consignes officielles indiquent les délais maximaux actuels, qu'il convient de consulter.
Pour un groupe, la règle pratique est de partir de la date du voyage et de remonter avec une large marge :
- Rassembler la liste des participants et de leurs nationalités le plus tôt possible.
- Identifier qui a besoin d'un visa et lui demander de prendre rendez-vous immédiatement.
- Prévoir du temps pour une éventuelle demande de documents complémentaires.
- Fixer une échéance interne bien antérieure à la date limite à laquelle il faudrait remplacer un participant.
Considérez le risque qu'un participant ne puisse pas voyager comme un élément normal de la planification, et convenez à l'avance avec votre DMC de la façon de le traiter dans le contrat, y compris le changement de nom sur les vols, chambres d'hôtel ou billets.
Documents généralement demandés
Les exigences sont fixées par chaque consulat et publiées sur les portails officiels, mais les pièces suivantes sont couramment demandées pour un déplacement professionnel :
- Un passeport valide pendant une durée minimale au-delà du départ prévu de l'espace Schengen et délivré depuis une période récente ; les conditions exactes sont indiquées officiellement.
- Un formulaire de demande complété et des photographies récentes conformes aux règles de format.
- Une assurance médicale de voyage valable pour l'ensemble de l'espace Schengen et couvrant tout le séjour, avec la couverture minimale fixée par les règles européennes.
- Un justificatif d'hébergement et un itinéraire détaillé du séjour, par exemple des confirmations d'hôtel et le programme.
- Des preuves de moyens de subsistance, par exemple des relevés bancaires, ou la confirmation que l'employeur prend en charge les frais.
- Une lettre de l'employeur indiquant la fonction du voyageur, le motif du voyage et les dates.
- Pour un déplacement professionnel, une lettre d'invitation de l'hôte ou de l'organisateur français, le cas échéant.
- Des réservations de voyage retour ou de continuation, souvent présentées comme des réservations plutôt que des billets achetés.
Ce que la DMC peut faire, et ce qu'elle ne peut pas faire
Une DMC n'est pas un consulat et ne peut pas influencer une décision de visa. Elle peut en revanche fournir, tôt et sous la bonne forme, les documents dont les demandeurs ont besoin pour démontrer le motif et la structure du voyage : un programme daté, des confirmations d'hôtel, une lettre d'invitation ou une attestation de l'organisateur, et une description claire de l'entreprise et de l'événement. C'est particulièrement utile, car des itinéraires incohérents ou incomplets sont une cause fréquente de retard.
Elle peut aussi aider l'acheteur à préparer la démarche : produire une liste de contrôle pour les participants, conseiller sur le calendrier des rendez-vous, se coordonner avec le travel manager du client et ajuster les réservations si le voyage d'un participant est retardé. Lorsque le contrat le permet, elle peut fixer des conditions claires pour les changements de nom et les annulations liés à un refus de visa.
Deux évolutions méritent une veille. L'Union européenne déploie un nouveau système électronique d'entrée et de sortie à ses frontières extérieures, et un système d'autorisation de voyage, ETIAS, est prévu pour les voyageurs exemptés de visa. Leurs calendriers ont déjà changé, vérifiez donc le statut officiel au moment de votre planification. Pour une première discussion sur un groupe venant de hors d'Europe, notre équipe peut passer en revue avec vous la séquence et les documents que nous fournissons habituellement.
Questions fréquentes
Un groupe d'entreprise obtient-il un visa collectif pour la France ?
En principe non : chaque participant dépose une demande individuelle avec ses propres documents. Certains consulats ont des dispositifs spécifiques pour les groupes organisés, mais ils varient selon les pays et doivent être vérifiés auprès du consulat.
Combien de temps à l'avance les participants doivent-ils déposer leur demande ?
Dès que les règles le permettent, idéalement plusieurs mois avant le voyage, car les rendez-vous et les délais varient et peuvent s'allonger en période chargée. Consultez le consulat pour les limites en vigueur.
La DMC peut-elle fournir une lettre d'invitation ?
Une DMC peut en général fournir des documents de programme, des confirmations d'hôtel et une attestation de l'organisateur à l'appui des demandes. Elle ne peut ni obtenir un visa ni garantir une décision, qui relève des autorités consulaires.
Que faire si le visa d'un participant est refusé ?
Prévoyez ce cas dans le contrat : convenez des conditions de remplacement d'un participant, de changement de nom sur les réservations ou d'annulation, et des dates jusqu'auxquelles chacun est possible sans pénalité.
The French DMC · Mis à jour


